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Interview de Pascal Samy

Ayolam le dernier album de Pascal Samy est sorti en juin, nous sommes allé à sa rencontre ...


Le clip Ni Blanc Ni Noir avait été largement diffusé sur Kanal Austral en 2008.

1/ Comment es-tu entré dans le monde de la musique ?
Mon père est musicien. J'ai donc appris la guitare et le piano. Dans le même temps j'ai appris à jouer le Maloya grâce à l'association culturelle CIMENDEF alors présidée par Serge SINAMALE. J'ai fait partie de plusieurs groupes : Payanké, Kèr Vivan, Trio Fun, Bleu Passion, ... et j'ai eu l'occasion de faire la première partie de Ziskakan ou encore Baster. J'ai même été finaliste du concours de la Clameurs des Bambous.

2/ Tu as travaillé avec le mythique Studio Piros, peux tu nous en dire un peu plus sur cette époque ?
En 2000, j'habitais à Paris et il se trouve que les bureaux parisiens de PIROS étaient juste derrière chez moi. J'y ai rencontré Jean Louis ROSELY qui a écouté mes maquettes et m'a fait signer mon premier contrat dans une maison de disques ! Je suis allé à la Réunion pour enregistrer le maxi CD "Y mette à moin" qui est sorti en 2001.


3/ En 2007, tu sors l'album Sega Dancehall, comment est né cet album ?
Je n'avais jamais fait de Séga jusqu'en 2007. Puis j'en ai eu envie et je l'ai fait. Cela a donné quelques tubes comme "Mi aime cafrine" ou "Pas là ek çà". Sur une des chansons, j'ai mélangé le Séga et la Dance Hall, ce qui m'a inspiré le titre de l'album.

4/ Tu reste un artiste engagé, on sent que l'identité réunionnaise te tiens à coeur peux tu nous en dire un peu plus ?
J'ai grandi à la Réunion dans le Maloya et les percussions mais ma musique est métisse à l'image du réunionnais. Je ne fais pas du Maloya "traditionnel" mais mes textes restent engagés, fidèles à l'essence même du Maloya : la contestation, la revendication, la liberté de dire haut et fort ce que tout le monde pense tout bas.

5/ Ton album Ayolam est sortie il y a peu, tout d'abord pourquoi avoir choisi "Ayolam" comme titre de ton dernier opus ?
Ayolam est l'anagramme parfait de Maloya. Il s'agit de Maloya lu dans le sens inverse. C'est un clin d'oeil au Maloya, histoire de dire que le mien n'est pas traditionnel mais qu'il s'y rapproche ...

6/ Ayolam est teinté de Maloya, quel est ta vision du Maloya aujourd'hui ?
Le Maloya d'aujourd'hui est intellectuel, trop à mon goût. Il s'agit encore et toujours d'une quête d'identité et d'une "pseudo" recherche de soi. Je n'aime pas ce Maloya. Je préfère le Maloya qui parle de tout et qui utilise l'énergie musicale pour servir un texte qui parle de n'importe quel sujet. En ce sens, le Maloya du groupe Kiltir est un de celui que je préfère.

7/ On sent à travers tes titres "Le Chant des Dom" où tu reviens sur les polémiques où la Réunion a été critiqué en hexagone et "Dann poulayé" qui critique le monde politique en général que tu n'as pas ta langue dans ta poche d'où vient ton franc parler ?
Sûrement de mon caractère et de mon côté "volcanique". Mais cela vient aussi de la force et de l'immunité que me procure le Maloya. C'est avant tout une musique de contestation alors je l'utilise à mon tour pour dénoncer des problèmes actuels. J'adapte le texte du Maloya à notre monde moderne pour parler de sujets qui fâchent : corruption des hommes politiques réunionnais, préjugés des métropolitains sur les gens d'outre mer, violences conjugales, ... Je pense que parler de l'esclavage dans tous les Maloyas n'a plus vraiment de sens aujourd'hui. Ce combat n'est plus d'actualité !

8/ Quels sont tes projets pour cette année et 2013 ?
L'année 2012 s'achève avec la promotion de l'album AYOLAM sorti en Juin. Je serai en concert LIVE le 12 octobre 2012 à la Chapelle des Lombards (Paris-Bastille), et en spectacle le 13 octobre 2012 à Mervent (Vendée). L'objectif de 2013 est d'être programmé par les festivals d'été. C'est de plus en plus difficile d'obtenir un ticket d'entrée mais je ne désespère pas d'y arriver à force de travail et de volonté.

9/ Le mot de la fin
J'invite tout le monde à découvrir AYOLAM. Les titres peuvent être écoutés sur mon site (http://www.pascalsamy.com/) mais également téléchargés légalement. N'hésitez pas à suivre mon actualité grâce aux réseaux sociaux facebook et twitter.
Et pour finir, merci à baya.re pour l'intérêt qu'il porte à mon travail !

Share | | lu 1620 fois | publié le 28/08/2012




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