Krim Isnel a lancé sa carrière solo il y a bientôt 1 an, nous sommes allé à la rencontre de ce jeune artiste de l'Entre-Deux ...
1/ Comment as-tu débuté dans la musique ?
Tout d'abord je viens d'une famille de musiciens, mon père est un guitariste qui a développé son art à travers le maloya jazz.
J'ai grandi dans cet atmosphère musicale, j'ai donc débuté l'apprentissage de la guitare à l'âge de 10 ans, puis en 2006 je me suis mis à l'écriture. Je me suis lancé en suivant mon père avant tout, dans son style musicale, puis j'ai poursuivis mon parcours personnel dans le hip hop, la soul et le reggae. Auteur compositeur interprète, j'ai approfondis mon art à travers divers échanges musicales et différentes rencontres afin de partager mon univers artistique au public.
2/ On se rappelle de ton Titre « j'entends parler d'un camp » en Duo avec Ovir aussi originaire de l'entre-deux et produit par Soprasound, peux-tu nous dire quelques mots sur cette époque ?
Durant les premières années où je me suis lancé dans cet art, j'ai fait une première rencontre marquante, Ovir, Jeune rappeur de la Réunion, avec qui j'ai échangé cette passion pendant pas mal de temps. Nous avons collaboré, partagé notre savoir, et travaillé sur quelques projet dont, le clip vidéo réaliser par Manimal en 2008 pour le titre " J'entend parler d'un camps".
3/ Fin 2011, on a pu découvrir le titre Tiembo sa, une ode à la culture réunionnaise, comment définis-tu notre culture et que représente elle pour toi ?
En fin 2011, le titre " Tiembo sa " a été l'annonce de mon début de parcours en solo, donc ce morceau traditionnel fait son apparition pour défendre les belle couleur de notre île, sachant qu'en octobre 2011 il y a eu les incendies au Maïdo (une des plus belle végétation de l'île ) alors j'ai voulu démontrer cette beauté naturelle, pour expliquer encore une fois qu'il est important de préserver cette richesse.
Deuxièmement " Tiembo sa" pour faire comprendre aux gens que sur notre île il y a encore un grand nombre de personne qui vis bien en dessous du seuil de pauvreté donc dans des situations précaire, alors je voulais envoyer se message d'espoir et de soutien à tous ses gens qui luttent pour tenir le coups.
4/ On t'a aussi entendu sur les mixtapes Gazé Milé de Dj One Mat et Space de Sskyron, comment sont nées ces combinaisons ?
J'ai eu l'occasion de participer à quelques mixtapes durant mon parcours, qui m'ont permis de découvrir et d'échanger avec des artistes que je ne connaissais pas, ou d'autres que j'admirais bien avant cela. Mais j'ai envie de m'attarder sur une rencontre bien particulière, Sskyron, qui m'a non seulement marqué mais touché autant musicalement que humainement parlant. Cet artiste a su compléter une osmose si particulière que je ne pensais pas trouver ici, mais les influences et le façonnage ont fait qu'on a pu et continue d'ailleurs à réaliser de nombreux projet en commun.
D'autant plus que cet mixtape ( Space Mixtape ) nous a permis de rencontrer de nombreux artistes talentueux, avec qui nous pouvons réaliser de belles oeuvres artistiques.
Une pensé pour Tayana et Gwendoline que j'ai pu rencontrer bien avant , Soul jay, Omega, Mekza, Joic, Mc Duc ect...
5/ Tu t'es produit sur la scène du Kabardock en avril 2012 pendant la soirée Kaf Malbar présente la relève, quel expérience en as-tu retiré ?
Ouvertement, je me permets de dire qu’à la Réunion, C'était la première fois qu'un artiste reconnu au niveau local, a eu l'intention de mettre un plateau artistique en place qui privilégiait les nouveaux talents de différents styles, donc c’était une belle expérience pour nous qui n'ont pas forcément l'habitude de jouer dans cette belle salle de spectacle.
6/ Que nous prépares-tu pour la fin d'année et 2013 ?
Pour cette fin d'année je vais encore me former dans le domaine, concrétiser un projet en commun avec de nombreux artistes.
Puis je vous réserve quelques petites surprises acoustiques ou autres, visuel ou pas, lol.
2013 si nou arriv’ laba , beaucoup de choses vont encore changer :)
7/ Le mot de la fin
Déjà je te remercie de partager ces quelques mots avec moi, je remercie également tous les gens qui me soutiennent et qui suive le mouvement de cette vraie musique. Je tiens à dire que je ne fais pas de la musique, mais je vis la musique.